L'Alimentation des Medaka
Comme pour tout alevin, bien nourrir les larves de Medaka dès l’éclosion est la clé d’une croissance saine et de couleurs éclatantes. Pour y parvenir, O’Medaka s’est penché sur leur mode de vie dans leur milieu naturel. En reproduisant des conditions équivalentes à leur biotope d’origine, O’Medaka s’engage à proposer un plan d’alimentation adapté afin de vous garantir des poissons vigoureux et en parfaite santé.
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Larve
- Alevin
- Adulte
À la naissance, la larve de Medaka ne s’alimente pas car elle dispose d’un sac vitellin qui lui fournit toute l’énergie nécessaire et qu’elle va consommer entièrement en l’espace de 24 à 48 heures. Passé ce délai initial de deux jours, le sac vitellin est totalement résorbé. C’est le moment le plus critique pour la larve : elle doit trouver sa première nourriture par elle-même sous peine de dépérir très rapidement. Pour l’aider dans cette étape, nous vous conseillons de la maintenir dans une eau verte.
C’est cette eau vivante, gorgée de phytoplancton et de micro-algues, qui va servir d’alimentation 5 étoiles à vos bébés poissons. Contrairement aux nourritures sèches en poudre qui polluent rapidement le bac et finissent par tomber au fond, l’eau verte offre une nourriture microscopique, saine et disponible 24h/24 dans tout le bassin.
Ce protocole respecte les besoins biologiques de la larve à ce moment charnière de sa croissance. Dans les rizières et les étangs d’Asie, les œufs de Medaka éclosent traditionnellement au cœur d’eaux stagnantes réchauffées par le soleil, qui sont naturellement saturées de micro-organismes. L’eau verte reproduit exactement cette « soupe » nutritive des rizières japonaises. Elle apporte des proies d’une taille parfaitement adaptée à leur petite bouche, directement assimilables par un système digestif encore immature pour digérer des aliments du commerce plus complexes.
Deux solutions s’offrent à vous pour réaliser cette eau vivante, à savoir la création d’une eau verte naturelle grâce à l’action combinée de l’eau et du soleil, ou l’achat d’infusoires prêts à l’emploi. Chez O’Medaka, nous privilégions la méthode de l’eau verte pour sa résilience et sa richesse biologique, et nous vous préparerons bientôt un tutoriel pas à pas complet pour vous permettre de réussir facilement cette culture chez vous.
Après une à deux semaines passées à l’eau verte, la taille de la bouche des jeunes poissons a enfin doublé. C’est le moment charnière où leur développement leur permet de franchir une nouvelle étape : l’introduction des nauplies d’artémias fraîchement écloses. Pour soutenir cette phase active, nous vous conseillons de basculer vers cette nourriture vivante afin de déclencher leur plein potentiel de croissance.
C’est cette proie frétillante qui va servir d’alimentation riche et grasse à vos alevins en pleine croissance. Les nauplies d’artémias doivent être distribuées 3 à 4 fois par jours en petite quantité. De cette manière, les proies restent vivantes en suspension, saines et disponibles pour nourrir les alevins au fur et à mesure de la journée sans jamais altérer la qualité de votre bassin.
Le Medaka est un chasseur visuel stimulé par le mouvement frénétique des micro-organismes, ce qui déclenche instantanément son réflexe de prédation. De plus, ces proies possèdent une membrane très fine, facile à percer, et regorgent de protéines et d’acides gras essentiels. C’est ce carburant ultra-riche qui provoque le pic de croissance nécessaire à leur survie à long terme, et vous verrez d’ailleurs rapidement leur ventre prendre une jolie couleur orangée, preuve directe de leur réussite à la chasse.
Chez O’Medaka, nous privilégions la méthode des nauplies fraîchement écloses pour leur apport inégalé en nutriments et nous vous préparerons bientôt un tutoriel pas à pas complet pour vous permettre de fabriquer facilement votre propre éclosoir chez vous. Néanmoins, si cela vous semble trop compliqué, vous avez la possibilité d’acheter des liquides d’artémia prêt à l’emploi ou des granulés spéciales alevins.
Passé un délai de deux à trois mois après l’éclosion, vos poissons atteignent leur maturité sexuelle et entrent officiellement dans la phase adulte. Si vos Medakas passent la belle saison en bac de maintenance extérieur (bassin ou poubellarium), leur rythme de vie et leur régime changent alors du tout au tout. C’est le moment où la nature commence à travailler directement pour vous, ce qui doit vous amener à modifier vos habitudes d’élevage en limitant drastiquement l’ajout de nourriture artificielle dans vos contenants.
C’est cette microfaune sauvage et spontanée, composée de larves de moustiques, de daphnies, de cyclops ou de petits insectes imprudents capturés à la surface, qui va désormais servir de repas principal à vos poissons matures. Bien qu’il reste tout à fait possible de leur distribuer une nourriture artificielle en très faible quantité — simplement pour les regrouper et prendre le temps de les admirer —, cet apport doit être espacé le plus possible. Si vous saturez le milieu avec des aliments du commerce, les poissons délaisseront ce surplus qui finira par pourrir au fond, saturer l’eau en nitrates et provoquer une explosion d’algues filamenteuses.
Le Medaka est un poisson de surface doté d’une bouche orientée vers le haut, taillée pour cueillir ce qui tombe ou nage à la surface de l’eau. En extérieur, l’écosystème recrée parfaitement son biotope originel : les moustiques viennent y pondre des larves fraîches, les daphnies s’y développent et de petits insectes s’y posent, offrant aux adultes une alimentation ultra-protéinée, saine et parfaitement adaptée à leur physiologie. Chez O’Medaka, nous privilégions cette distribution minimale et espacée, simplement pour garder le plaisir quotidien de voir nos poissons nager en surface et venir à notre rencontre.
Une règle d’or biologique essentielle est cependant à respecter dès que l’automne arrive ou lors des périodes de fraîcheur : il ne faut absolument plus distribuer de nourriture artificielle dès que la température de l’eau descend en dessous de 10°C à 12°C. À cette température, le métabolisme du Medaka ralentit fortement pour entrer en semi-léthargie, et son système digestif se met quasiment à l’arrêt. Si vous persistez à les nourrir, les poissons risquent de ne pas toucher aux granulés qui pollueront instantanément le bac, ou pire, de les ingérer sans pouvoir les digérer. Les aliments stagneraient alors dans leur tube digestif, provoquant des occlusions intestinales ou des infections bactériennes internes mortelles.

